CMA: Communiqué N°7-CMA-4-2015

Coordination des Mouvements de l’Azawad

Communiqué N°7-CMA-4-2015

La Coordination des Mouvements de l’Azawad – CMA – tient à rappeler que depuis le 18 juin 2013 suite à l’accord préliminaire de Ouagadougou signé avec le gouvernement malien sous le témoignage de la communauté internationale (Burkina faso, CEDEAO, UA, UE, OCI, France…) elle a régulièrement rempli ses obligations et respecté toutes les clauses à sa charge dans le seul espoir de voir la sécurité et la paix réalisées dans l’Azawad, au Mali et dans la sous-région.

 Elle a souscrit favorablement et positivement à la demande de la médiation internationale pour engager les pourparlers de paix. Elle a constamment maintenu un niveau appréciable de coopération avec la Minusma, Serval et Barkane, les organisations humanitaires sur le terrain, les différentes missions internationales qui ont bien voulues la rencontrer.

 Elle a spontanément accepté la demande de cessez le feu présenté par Son Excellence Mohamed Ould Abdoul Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, alors Président en exercice de l’UA, le 23 mai 2014 suite à une agression massive et flagrante de l’armée malienne à Kidal le 21 mai.

La CMA a fait preuve d’un sens élevé de responsabilité en ne répondant pas à l’agression délibérée de la Minusma qui avait chargé une de ses unités sans la moindre sommation entrainant des pertes humaines et des dégâts énormes dans ses rangs.

 La CMA s’est abstenue de répondre à toutes les agressions et provocations de l’armée malienne et de ses milices contre plusieurs de ses positions (Intililt, Ber, Anéfis, Ménaka, Djebock…).

Tout au long du processus de négociation, la CMA a toujours contribué à l’avancement des travaux y compris par d’énormes sacrifices portant sur ses principales revendications.

 La CMA rappelle qu’elle n’a jamais cessé de proclamer son attachement au processus de négociations. A plusieurs reprises, elle a formulé des demandes essentielles et réaffirmer que sans leur prise en compte, l’accord ne saurait incontestablement produire les effets de paix escomptés.

 Ni les Nations Unies, ni la médiation internationale, ni la France, ni les Etats Unis qui mettent sous pression permanente la CMA afin de parapher l’accord du 1er mars n’ont jamais publiquement condamné les violations répétitives et flagrantes de tous les accords de Cessez le feu par le gouvernement malien ainsi que le respect de ses autres obligations, en particulier, en matière de respect des droits de l’homme. Au contraire, le gouvernement malien a poursuivi sa politique d’encouragement et de soutien aux milices pour créer le chaos et brouiller les cartes tout en continuant à arrêter, torturer et exécuter des citoyens azawadiens sous de fallacieux prétextes de terrorisme.

 L’agression flagrante de Ménaka par une coalition des milices pro-gouvernementales hier 27 Avril 2014 représente une énième violation du cessez le feu par le gouvernement malien.

 La CMA, ayant donné toutes les preuves de son respect entier au processus de négociations et après avoir épuisé tous les recours afin de faire entendre raison au gouvernement malien informe qu’il ne lui reste plus d’autres choix que celui d’user de son droit à l’exercice de la légitime défense pour protéger les populations civiles, ses hommes et ses positions.

 Pour la commission Communication de la CMA

Mossa Ag Attaher

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