SEMAINE N°04 DANS L'AZAWAD

« Ni les crimes commis par l'armée malienne sur les populations civiles de l’Azawad, ni le non respect des accords de paix n'ont suscité la moindre réaction de la communauté internationale. Coincés entre des Etats hostiles, et l'insécurité liée au terrorisme islamiste et au banditisme, ce peuple est  abandonné à son sort. »

Plus de cinquante ans après la création de l'Etat malien, celui-ci s'avère incapable d'assumer ses responsabilités en tant que force publique. Ainsi, pendant tout le long de ces 50 années, les différents gouvernements de la République du Mali ont adopté des politiques publiques qui vont à l’encontre des intérêts du peuple de l’AZAWAD. Depuis l’indépendance, une grande partie du peuple de l’Azawad (regroupant des chefs de tribus, des notables etc.…) a affirmé son souhait à la France de son désir d’indépendance vis-à-vis du nouvel Etat malien. Ce souhait a été vite réprimé par les autorités politiques Malienne en 1963 à travers des intimidations, des arrestations, des mariages forcés, des viols et des exécutions sommaires des résistants. Cette politique militaire de la République du Mali va forcer beaucoup de familles Azawadis à immigrer en Algérie, en Libye, en Mauritanie, au Niger, au Burkina, en Arabie Saoudite, au Maroc….

Dans ce contexte d'échec patent de l'Etat du Mali, rien ne peut s'opposer au droit légitime du peuple de l'Azawad à prendre son destin en main si telle est sa volonté, conformément au droit international et plus particulièrement du principe du droit des peuples à disposer d’eux même.

1. EVENEMENTS

  • Le dossier d’AQMI s’invite dans les débats, face à la débâcle de l’armée malienne

Déjà ce dossier en 2010, fut ouvertement dénoncer lors du premier  congrès de la jeunesse de l’Azawad à Tin-bouctou, mais ne fut pas du gout des Autorités maliennes.

"Sur le site Afrik.com au 14/11/2010, Hama Ag Sid ‘Ahmed porte parole MNLA, rapportait en 2003, que les barons de la drogue qui gravitaient autour des Autorités de Bamako prennent contact avec ce groupe terroriste lors de la prise d’otage d’Européens dans le sud algérien, à Illizi. Ils les invitent à s’installer au Mali et à négocier la libération des otages contre de fortes sommes d’argent. Après la libération des Européens, un deal est passé entre les terroristes et les Officiels maliens : l’Aqmi peut circuler discrètement en territoire malien ou le quitter à condition qu’il ne s’en prenne pas aux intérêts du Mali. Le groupe djihadiste conduit par Ben Moctar s’installe à Tombouctou et crée des liens familiaux. Les Barons de la drogue les aident à blanchir les sommes versées contre la libération des otages, sous l’œil bienveillant des Autorités maliennes. Certains officiels, politiques et militaires, y trouvent leur compte. Des patrouilles militaires sortent pour des missions bidon afin de vendre uniquement des munitions à l’AQMI. Les politiques se transforment en négociateurs lors de la libération des otages pour acquérir la reconnaissance de l’Etat malien, celle des ravisseurs, mais surtout bénéficier de certaines largesses financières de l’AQMI ".

La machine de propagande malienne fonctionne avec des officiers de son armée, alimentant en histoires le correspondant d'A.F.P à Bamako. Elle reproduit ces briefings de militaires maliens dans ses dépêches, et ces dépêches d'A.F.P. sont alors reprises par des journaux du monde entier, particulièrement les journaux français.

Durant les combats de la libération d’Aguelhok, les 18 et 24 janvier 2012, les avions de l’armée malienne ont tiré aussi bien sur la  caserne que  sur tout ce qui bougeait dans la ville, faisant de nombreuses victimes civiles et militaires. Il faut savoir  que les pilotes Ukrainiens, font preuve de peut de discernement, provoquant un véritable carnage dans la population civile et jusque dans l’armée malienne.

Face à sa débâcle militaire, le Gouvernement malien s’adonne à la manipulation médiatique de l’opinion publique soigneusement désinformée (Montages médiatiques sur internet avec des photos des corps mutilés de la guerre civile au Soudan, servis à l’opinion publique au lieu d’un bilan exhaustif et sincère des combats sur les champs de bataille).

 

2. FAITS

En effet, l'Etat malien ayant compris que son armée est mise en déroute et fuit les différentes villes de l’Azawad, se lance dans le jeu de l'amalgame MNLA-AQMI en s'arrêtant sur la bataille d'Aguelhok.

  • L’Etat  malien n’a pas fait autant de bruit  lorsqu'un de ses  colonels de l’armée Ould Lamana, fut froidement abattu par les terroristes d'AQMI chez lui à Tombouctou sous le regard de sa famille en 2010 ;
  • Ensuite, AQMI a massacré plusieurs combattants de la milice « arabe » constituée par le gouvernement malien à Tombouctou pour lancer la chasse aux terroristes !

Rejetant les accusations de Bamako, le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad porte à la connaissance « du peuple de l’Azawad et de l’opinion internationale », que le Gouvernement malien se livre à la  pratique du génocide  dans le nord du Mali par l’usage des hélicoptères de guerre, pilotés par des mercenaires ukrainiens.

Durant cette semaine, des combats ce sont poursuivi dans le cercle de Tessalit. Le colonel Major de l’armée malienne qui dirigeait des renforts pour le camp militaire de Tessalit est attaqué dans la journée du 11 janvier et a subi des grosses pertes. Il est actuellement pris en chasse  par l’armée de libération de  l ̒Azawad. L’Armée malienne prise dans l’étau a été épaulée  par des avions de guerre pilotés par des mercenaires étrangers, faisant des victimes parmi les populations civiles et les animaux domestiques dans les campagnes et les villages.

Le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) affirme avoir la preuve que l’Etat malien bénéficie du soutien d’un Etat puissant qui lui apporte un soutien aérien pour l’acheminement du matériel milliaire et des vivres pour son armée. En effet, dans la nuit du 15 février 2012,  vers l’aube les combattants du MNLA  entourant la ville de Tessalit ont aperçu et identifié un avion de cet Etat puissant qui a largué sa cargaison pour les milliaires maliens assiégée dans la base d’Amachach (Tessalit). Enfin, le MNLA réitère l’entière disponibilité du peuple de l’Azawad à défendre sans réserves sa patrie pour un devenir meilleur y compris par les moyens juridiques.

Le mouvement est reconnaissant envers l'Algérie pour l'ouvre de sa frontière aux blessés du MNLA et sa disponibilité pour apporter un soutien humanitaire aux réfugiés de l'Azawad.

3. HOMMES

Les violences cette semaine ont provoqué un exode les pays limitrophes. Quelque 44.000 personnes ont ainsi fui vers la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso, alors qu’elles étaient 22.000 le 7 février, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) qui entend renforcer son aide.

  • Melissa Fleming, porte-parole du HCR, vendredi lors d'un point de presse à Genève : « Alors que l'afflux se poursuit, nos équipes intensifient l'assistance aux réfugiés qui ont trouvé refuge et monté des abris de fortune dans des villages frontaliers avec le Mali »;
  • Gaëtan Mootoo, un responsable d’Amnesty pour l’Afrique de l’Ouest : « Ces affrontements entre  les militaires maliens et un groupe armé touareg dans le Nord ont entraîné une crise des droits humains », et « il s’agit de la pire crise des droits humains qu’ait connue le nord (du) Mali depuis vingt ans »;
  • Soumeylou Boubèye Maïga, chef de la diplomatie malienne sur RFI 14 FÉVRIER 2012 « Vous savez, ce sont des affirmations qui sont toujours faciles à tenir. Ce que moi je relève, c'est ce qui se passe sur le terrain. Maintenant, il est évident que la lutte contre AQMI a été présentée comme un prétexte pour solliciter des soutiens ici et là, et prétendre qu'eux, ils pourraient combattre les salafistes mieux que l'Etat, et que cela a pu leur bénéficier à un moment ou à un autre. Mais aujourd'hui, je pense que tout le monde réalise la dérive »;
  • Hama Ag Sid’hamed Porte parole du MNLA : « Les accusations d’exécutions sommaires lancées par l’Etat malien contre le MNLA ne sont là que pour dissimuler les bavures commises par son armée, maquillées pour accuser l’adversaire. Il est facile,  quand on perd une opération ou une guerre de trouver des montages grossiers pour remonter le moral des troupes et du peuple en mentant à ceux qui n’étaient pas présents sur le terrain »;
  • Mahmoud Ag Ghaly Le Président du bureau Politique du MNLA : « Nous informons la Communauté  internationale que l'Etat malien a recours à des mercenaires  ukrainiens pour l’entretien et le pilotage des avions de combats qui font des victimes civiles, tuent des animaux et détruisent des campements et véhicules appartenant à des civils notamment dans les localités de  Intedeyni, Agabo, Ouzen, Alakat et aux environs de Tessalit).  Enfin, le MNLA réitère l’entière détermination du peuple de l’Azawad à défendre sans réserves sa patrie pour un devenir meilleur par tous les moyens »;
  • Bilal Ag Achérif le secrétaire général du MNLA, a déclaré au quotidien El Khabar : "Nous sommes prêts pour des négociations débouchant sur la fin du conflit qui a dévasté la région et est à l'origine de la présence de groupes extrémistes et de réseaux de trafic très complexes, par suite de l'absence d'Azawad pour diriger la région. Ce conflit a détruit la stabilité et s'est propagé dans les pays voisins »;
  • Catherine Ashton, responsable de la diplomatie de l'Union européenne, a fait part de son "grand intérêt à assurer la sécurité, la stabilité et la démocratie dans la région du Sahel, en plus de la promotion de la paix de manière à garantir l'intégrité territoriale du Mali", selon le Journal du Malicitant;
  • Amnesty International appelle également les autorités maliennes à inculper ou à libérer quatre personnes, y compris deux femmes, qui ont été arrêtées dans la ville de Kidal, dans le nord du pays pour avoir apparemment soutenu le MNLA. Ces quatre personnes ont été transférées tôt jeudi matin vers la ville de Gao. Les détenus auraient eu les yeux bandés et auraient été menottés durant ce transfert.

Face aux revendications légitimes des représentants de l̒’Azawad, l'Etat a toujours répondu par des manipulations (création de milices civiles, incitation à la haine raciale) et par l'envoi de renforts militaires dans les territoires de l'Azawad.

SOUTIENS

  • Assemblée Mondiale Amazigh : un communiqué de l’Assemblée Mondiale Amazighe (AMA) faisant état de sa requête formulée au gouvernement Marocain. Cette demande d’un soutien humanitaire aux réfugiés Azawadien en Mauritanie vient de recevoir une suite favorable de la part du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération du Maroc.
  • Le Royaume du Maroc envoie en Mauritanie de l’aide pour les réfugiés. Cette aide, qui a été réceptionnée par le Commissariat mauritanien à la sécurité alimentaire (CSA), comprend 16 tonnes de médicaments, 200 grandes tentes et des quantités appréciables de produits alimentaires et de lait pour enfants", a indiqué l’agence.
  • Le conseil de sécurité et de médiation de la CEDEAO a approuvé une aide financière de 3 millions de dollars pour les victimes de la crise alimentaire et des attaques rebelles dans les pays du Sahel.
  • Le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad, reaffirme  sa reconnaissance à tous les pays et organisations internationales, apportant leurs soutiens aux réfugies de l'Azawad à travers les différents pays.

    Pour le MNLA

    Khoumeidy Ag Acharatmane

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