Samedi, Décembre 20, 2014

Mouvement National de Liberation de l'Azawad

LETTRE OUVERTE DU MNLA AU SG DE L'ONU

Lettre ouverte

à Son Excellence,

Monsieur BAN KI MOON,

Secrétaire Général des Nations Unies,

New York,

Excellence,

 

Au moment où vous vous apprêtez à présider une réunion spéciale sur la crise sahélienne en marge des travaux de la session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation les éléments ci- après afin de mieux éclairer le Conseil de Sécurité, les augustes membres du groupe de travail sur la crise sahélienne.

1. La crise sahélienne, et vous le rappelez, très souvent, ne fait pas suffisamment l’objet de l’attention qu’elle mérite. Elle est très généralement oubliée au profit de la crise syrienne.

Toutefois, le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) ainsi que le Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA) se félicitent du regain d’intérêt accordé par la communauté internationale, ces jours ci, dans le sillage de la tenue de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, à la crise sahélienne, singulièrement à la situation dramatique que vivent les populations de l’Azawad.

2. Tout en saluant la lucidité et la clairvoyance du Président du Burkina Faso, S. E. M. Blaise Compaoré qui insiste constamment sur l’exigence de privilégier le dialogue, le MNLA rappelle que sans une implication franche et directe du MNLA dans tout ce qui concerne la crise, il est illusoire d’espérer une solution définitive et une paix durable du conflit y compris de l’extirpation du fléau islamo narco terroriste du Sahel et de l’Azawad ?

3. Si la CEDEAO et la communauté internationale butent sur le rétablissement de la légalité du pouvoir à Bamako, il est peu probable que ce soit une intervention militaire dans l’Azawad qui induirait le retour à la normalité constitutionnelle et politique à Bamako. Le pouvoir, voire les pouvoirs à Bamako s’enfoncent chaque jour et à chaque occasion dans leurs contradictions préjudiciables à la paix et à la stabilité sous régionale. L’urgence est avant tout là !!!

4. La CEDEAO et ses partenaires en ignorant le MNLA prennent le risque majeur d’exposer les populations civiles azawadiennes au plus grand péril. L’armée malienne, dont l’irresponsabilité est avérée ainsi que les milices qu’elle ne manquerait pas de s’adjoindre dans le cadre de l’intervention militaire envisagée s’attaquera immanquablement aux populations civiles touarègues et maures. Nous attirons votre attention sur la responsabilité énorme que porteront les illustres institutions sous régionales et internationales dont celle que vous représentez !!!

5. Pourquoi la communauté internationale, la CEDEAO continuent d’entretenir la méfiance vis-à-vis du MNLA, qui reste cependant le seul allié objectif, crédible et incontournable dans la lutte contre les forces obscurantistes implantées dans l’Azawad depuis bientôt une quinzaine d’années et dans le règlement définitif du conflit.

6. Enfin, si le MNLA estime fort logiquement que tout format d’intervention militaire dans l’Azawad qui ne tiendrait pas compte de sa présence sur le terrain est contre lui, il assure cependant les populations azawadiennes, les pays du champs, la CEDEAO et la communauté internationale que l’attitude négative de la CEDEAO et de ses partenaires à son égard ne le conduirait nullement à s’engager dans des alliances contre nature parce que heurtant fondamentalement notre philosophie, nos visions et nos approches.

Convaincu de tout l’intérêt que vous accorderez à ces points d’attention critiques, permettez nous de vous assurez, Excellence, de notre Très Haute Considération.

 

Inkadewan, le 26 septembre 2012

 

Le MNLA

 

 

   

COMMUNIQUÉ n° 29 du 22 septembre 2012

LE MNLA EST DISPONIBLE AU DIALOGUE ET AUX NÉGOCIATIONS AVEC LE MALI

 

Le Mouvement Nationale de Libération de l'Azawad (MNLA) est, comme au début de son existence, disponible au dialogue et aux négociations avec les autorités du Mali pour le bien-être du peuple azawadien et du peuple malien. Ceci, nous l'espérons, écourtera leurs souffrances respectives, qui n'ont que trop duré. Les deux peuples méritent la vérité, la justice dans la dignité et le respect mutuel pour mieux construire leurs avenirs et leurs destins dans la paix et la sérénité tout en préservant leur fraternité et le bon voisinage.

 

Cependant, le MNLA, porteur des aspirations légitimes du peuple azawadien, n'acceptera pas l'inacceptable : des négociations avec des groupes narco-terroristes. D'ailleurs, ces groupes, aux agendas obscures et inavoués, n'ont jamais exprimé de revendications auprès du Mali et ne sont donc pas belligérants au conflit qui oppose le MNLA aux autorités maliennes.

 

Le MNLA par la voix du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA), dispose déjà d'une plateforme de règlement politique de ce conflit et s'engage à préserver l'intérêt du peuple de l'Azawad dans toute sa diversité.

 

 

Fait, le 22 septembre 2012

 

Moussa Ag Assarid

Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad

Chargé de l'Information et de la Communication

   

DÉCLARATION FINALE D'ANAFIS

COMMUNIQUÉ FINAL DE LA RENCONTRE DES CHEFS DE FRACTONS, OULEMAS, LEADERS COMMUNAUTAIRES, CADRES ET NOTABILITES, JEUNES ET FEMMES DE L’AZAWAD:

 

La rencontre s’est tenue à Anafis (région de Kidal) les O8 et 09 septembre 2012 sous la présidence d’Elhaj Intalla AG ATTAHER.

 

Nous, Chefs de fractions, oulémas, cadres, leaders communautaires, anciens combattants, jeunes et femmes réunis à Anafis les 08 et 09 septembre 2012, réaffirmons notre adhésion aux recommandations ci-dessous à l'issu de la rencontre et :

1. Les participants à la rencontre réaffirment leur attachement indéfectible à l’indépendance de l’Azawad ;

2. Les participants dans les différents travaux en commissions ont affirmé la nécessité de réhabiliter le pouvoir traditionnel afin qu’il assume ses responsabilités dans l’orientation de l’Etat de l’Azawad ;

3. Leur engagement total pour réaliser l’unité nationale de l’Azawad ;

4. les participants ont exhorté les chefs de fractions à renforcer les capacités de l’armée nationale de libération de l'Azawad par un soutien moral et matériel substantiel ;

5. les participants ont exhorté à un élargissement de la base du mouvement par la mise en place des structures à tous les niveaux ainsi que le renforcement des capacités de ces structures par tous les azawadiens ;

6. les participants ont réaffirmé leur soutien indéfectible au Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA) ;

7. les participants à l’unanimité ont appelé tous les groupes armés non azawadiens à évacuer le territoire de l’Azawad. Par la mêmes occasion, les groupes armés ressortissants de l’Azawad sont invités sans exception à rallier l’organisation de l’Etat de l’Azawad ;

8. la rencontre souhaite un élargissement du Conseil Consultatif de l’Azawad avec la participation des représentantes des femmes ;

9. la rencontre condamne sans réserve les exactions commises par les autorités maliennes sélectivement sur les ressortissants de l’Azawad et demandent leur arrêt immédiat;

10. la rencontre salue la déclaration des Chefs de fractions par laquelle ils placent leur confiance en la personne d’Elhadj Intalla AG ATTAHER en ce qui concerne les chefferies traditionnelles et s’engagent à le soutenir par tous les moyens disponibles.

11. les participants réclament auprès de la communauté internationale la reconnaissance de l’Etat de l’Azawad ;

12. Les participants à la rencontre condamnent toute éventuelle intervention de la CEDEAO et de la communauté internationale sur le territoire de l’Azawad. Ils appellent le médiateur de la CEDEAO ainsi que la communauté internationale à œuvrer dans la recherche d’une solution pacifique et concertée par la voie du dialogue pour un règlement définitif de la question de l’Azawad.

 

Les participants à la rencontre recommandent :

La mise en place d’une commission de suivi des recommandations et résultats de la rencontre.

 

 

Anafis, le 09 Septembre 2012

 

Les participants à la rencontre

   

COMMUNIQUÉ n° 28 du 9 septembre 2012

L'armée malienne exécute sommairement des civils

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris l'exécution de 16 personnes de civiles en majorité majorité  de citoyens mauritaniens se rendant au à Niono par l'armée malienne à Diabaly le 8 septembre 2012 à 19 heure. Ces paisibles marchants ont été extorqué de leurs biens et exécuté froidement et leur seul tort était d'être Azawadiens.

Nous présentons nos condoléances les plus attristées à leurs familles et au peuple mauritanien.

Le MNLA attire l'attention de la communauté internationale sur les agissements hautement criminels des autorités maliennes. Déjà nous avions signalé auparavant d'autres cas d'exécutions similaires dans la même zone ainsi qu'à Sévaré près de Mopti.

 

Ci-dessous la liste des victimes : Noms des personnes civiles de la communauté arabe massacrée par les militaires maliens après identification par le poste de Gendarmerie en amont à Diabaly – cercle de Niono Région de Ségou à 19h le 8 septembre 2012

 

  1. Chauffeur = Khatri Ould Daydouch

  2. Maouloud ould Najim dit Loula (Oulad Driss)

  3. Mohamed Yahya ould Najim (ouald idriss)

  4. Oumar ould Hassani (Oulad Driss)

  5. ToulAyamou ould Bati

  6. Oumar ould Alayatt

  7. Chayahk ould yaya ould Chanae

  8. Zidbi ould Mohamed Fall

  9. Badi ould Mayidi

  10. Mohamed Ehya ould Youba

  11. Ifoukou

  12. Med ould Mahamaydatt

  13. Jibril ould mamo

  14. Idoumou

  15. Oumar

  16. Mohamed ould Badi



    Fait le 9 septembre 2012

    Moussa AG ASSARID

    Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)

    Chargé de l'Information et de la Communication

   

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