Mercredi, Septembre 17, 2014

Mouvement National de Liberation de l'Azawad

Actes de provocation et violation de cessez le feu

 

Actes de provocation et violation de cessez le feu par les forces armées maliennes et les milices pro-gouvernementales

Le Mouvement National de Liberation de l’Azawad informe l’opinion nationale de l’Azawad et l’opinion internationale que depuis deux semaines les forces armée maliennes épaulées par des milices ethniques dont des narco-trafiquants bien connus procèdent à des arrestations arbitraires, des enlevements et des executions sur des populations civiles de l’Azawad.

Ainsi ce jour lundi 07 Juillet 2014 à Tarkint dans le cercle de Bourem des biens des populations dont: des téléphones, des motos appartenant à des civils ont été spoliés ainsi que des boutiques et des commerces saccagés avant de menacer de mort toute personne qui ne se soumettrait aux ordres des milices pro-gouvernementales.

Pendant ces dernières 72 heures les milices constituées de personnes réputées pour leur violences et crimes, accompagnées des forces armées maliennes, effectuent des mouvements de troupes à Adanane nakafar zone d'Anefis et aussi du coté de Djebock, positions se situants à moins de 50 Km des positions du MNLA.

Ces agissements dictés par le gouvernement central de Bamako qui mise désormais sur une guerre ethnique en  renouant avec ses vieilles habitudes d’activation des milices ethniques espérant en sous tirer une vaine victoire mettent dangereusement en péril le cessez le feu signé à Kidal après les événements du 21 Mai 2014 dernier.

Les mouvements signataires du cessez-le-feu tout en réaffirmant leur détermination à respecter leurs engagements, prennent à témoin le Président en exerce de l’UA, le médiateur de la CEDEAO, la MINUSMA et la force SERVAL de tous les dangers de recrudescence de la violence si un terme n’est pas mis immédiatement à ces agissements.

Le mouvement National de Libération de l’Azawad tout en se réservant le droit de légitime défense contre tout mouvement des troupes maliennes sur ses positions en appelle à la responsabilité du gouvernement du Mali pour mettre fin sans délai à ses provocations et aux actes criminels des milices sous ses ordres.

 

Kidal le 07 Juillet 2014

Mossa Ag Attaher

Chargé de communication

   

Arrestations arbitraires de civils azawadiens innocents par l'armée malienne

Arrestations arbitraires de civils azawadiens innocents  par l'armée malienne

Le Mouvement national de Libération de l'Azawad informe l'opinion Nationale de l'Azawad et l'opinion Internationale que dans la journée du Vendredi 27 Juin 2014 l'armée malienne a procedé à des arrestations arbitraires contre des civils azawadiens lors d'une foire locale dans le village de Sifo dans la région de Tombouctou.

En Effet tôt dans la matinée de ce Vendredi cinq (5) personnes ont été concernées par ces arrestations dont trois ( 3 ) éleveurs et deux (2) chauffeurs.

Le MNLA condamne par la dernière rigueur ces arrestations arbitraires et exige la libération immédiate de ces paisibles citoyens azawadiens.

Le Mouvement National de Liberation de l'Azawad prend à témoin la communauté internationale et tout particulièrement la MINUSMA du risque de derapage qui pourrait naitre de tels agissements irresponsables et demande que de tels actes ne se reproduisent plus au risque de compromettre le fragile cessez le feu en vigueur depuis Mai 2014.

Kidal le 27 Juin 2014

Mossa Ag Attaher

Chargé de communication

   

Le MNLA exhorte à la création d'une Commission d'enquête internationale sur les exactions

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le MNLA exhorte à la création d'une Commission d'enquête internationale pour faire la lumière sur les événements survenus à Kidal

 

Le 23 mai 2014, le gouvernement de la République du Mali, le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA), et le Mouvement Arabe de l'Azawad (MAA) ont signé à Kidal, sous la supervision du Président mauritanien et Président en exercice de l'Union Africaine et du représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies, un “Accord de cessez-le-feu” prévoyant notamment “la mise en place d'une Commission d'enquête internationale sur les événements survenus, en commençant par Kidal”.

Le MNLA se félicite d'une telle mesure qui permettra de faire toute la lumière sur les événements survenus à Kidal le 17 mai 2014, mais aussi plus généralement sur l'ensemble des exactions commises depuis le début du conflit armé au Mali en janvier 2012, et le cas échéant depuis 1960.

Le MNLA s'engage à coopérer pleinement avec les enquêteurs et met l'ensemble du territoire qu'il contrôle à la disposition de la Commission d'enquête.

A cette fin, il exhorte la communauté internationale, en particulier la MINUSMA, l'Union Africaine et l'Union Européenne, à prendre, en urgence, les dispositions nécessaires à la mise en place d'une telle Commission, « conformément à l'Accord préliminaire ».

Pour rappel, la création de cette Commission avait d'ores et déjà été prévue aux termes de l'Accord préliminaire à l'élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali, signé le 18 juin 2013 – soit il y a exactement un an - entre les mêmes parties, sous la supervision de la Communauté internationale.

Cet accord disposait, en son article 18 :

« Les parties conviennent de la mise en place, dans les meilleurs délais, d'une commission d'enquête internationale sur les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, les crimes de génocide, les crimes de violence sexuelle, le trafic de drogue et les autres violations graves du droit international des droits de l'Homme et du droit international humanitaire sur tout le territoire du Mali ».

Néanmoins, malgré les offres de coopération répétées du MNLA, cette Commission n'a toujours pas été mise en place, permettant d'une part au gouvernement malien d'accuser le MNLA de crimes qu'il n'a jamais commis, d'autre part à l'armée malienne de commettre des exactions contre des civils en toute impunité.

 

Paris, le 18 juin 2014

Les avocats du Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA)

Me Richard Rogers, avocat au Barreau de Californie (USA), associé du cabinet Global Diligence LLP

Me Jessica Finelle, avocat au Barreau de Paris (France)

Me Victor Koppe, avocat au Barrau d’Amsterdam (Pays-Bas)

   

Declaration d'Alger des trois Secrétaires généraux

Les présentants du MNLA, du MAA et du HCUA, réunis à Alger dans le cadre des efforts engagés par l’Algérie pour rapprocher leurs vues à l’effet de réunir les conditions de fixer la négociation avec le gouvernement du Mali :
Ayant procédé à une analyse profonde sur la situation politique, sécuritaire, humanitaire, économique, sociale et culturelle dans l’Azawad à la lumière des développements en cours ;
Profondément préoccupés par la situation de détresse dans laquelle se trouve les populations dans l’Azawad en l’absence d’une solution définitive au conflit qu’elle continue de subir ;
Convaincus que les évènements tragiques survenus dans la région de Kidal les 17 et 21 mai 2014 démontrent que les efforts menés par la Communauté internationale pour stabiliser la situation au Mali resteront vains tant qu’une solution appropriée n’aurait pas été trouvé au problème de fond à savoir la prise en charge des aspirations légitimes des populations de l’Azawad ;
Conscients des implications qu’engendre les persistances de l’impasse actuelle sur la stabilité au Mali et toutes les régions du Sahel notamment devant la multiplication des acteurs internationaux ;
Conscients également que le règlement du conflit est de nature à favoriser la lutte contre le fléau du terrorisme et activités connexes toujours présentes dans la région et facilite leur éradication ;
Persuadés que le recours à la force n’a jamais pu mener au règlement durable des conflits ;
Réitérant leur ferme volonté de faire aboutir les aspirations des populations de l’Azawad par la voie du dialogue et dans le respect des engagements pris en vertu des accords de paix antérieurs qui ont permis la préservation de l’intégrité territoriale du Mali ;
Désirés de s’engager avec le gouvernement du Mali de manière constructive sur la voie de la négociation d’une gouvernance nouvelle et renouvelée qui :
1. reflète en droit et dans les faits la diversité géographique, économique, sociale et culturelle du Mali et la spécificité de l’Azawad ;
2. répond davantage aux aspirations légitimes des populations de l’Azawad au plan polico-institutionnel, militaro-sécuritaire, économique et socio-culturel ;
3. tient compte des réalité locales, nationales, sous-régionales, continentales et internationales de l’heure ;
4. repose sur des mécanisme efficaces de garanties internationales de suivi et de l’accompagnement de la mise en œuvre des engagements à convenir.
Exprimant leur désir d’unifier leur rangs, de promouvoir l’harmonie inter communautaire au sein de la société dans l’Azawad dans toutes ses composantes ;
Exprimant les besoins pressant pour une impulsion des efforts engagés pour le règlement du conflit ;
Tenant compte de leurs lignes d’actions respectives, ont convenu de la démarche suivante :
1. Oeuvrer de bonne foi à la consolidation du cessez-le-le feu du 23 mai 2014 ;
2. S’engager avec le gouvernement du Mali dans une négociation sincère et crédible sous l’égide d’une médiation externe à une date et un lieu à convenir d’un commun accord le plus tôt possible ;
3. Coordonner leur actions dans le cadre de toute démarche visant la recherche d’une solution pacifique et définitive avec le gouvernement du Mali avec l’accompagnement de l’Communauté internationale ;
4. Poursuivre dans le cadre de mécanismes appropriés leurs consultations entamées sous l’égide de l’Algérie en vue de parachever avant le lancement du dialogue avec le gouvernement du Mali, le processus d’harmonisation de leur position communes des négociations.
Les Mouvements de l’Azawad remercient le Président de la République d’Algérie et le Peuple Algérien pour la facilitation et l’accueil fraternel.

Alger, 9 juin 2014

Signée par les Secrétaires généraux du MNLA, MAA et HCUA

   

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