Samedi, Avril 19, 2014

Mouvement National de Liberation de l'Azawad

Expulsion des infiltrés maliens et relations de l'armée malienne avec les réseaux terroristes

Mouvement National de Libération de l’Azawad

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MNLA

Unité – Liberté - Justice

 


Communiqué relatif à l’expulsion des infiltrés maliens et

aux relations de l’armée malienne avec les réseaux terroristes

 

 

I) - Les arrestations de Kidal : Le MNLA n’est pas l’armée malienne.

Contrairement aux allégations mensongères reprises et diffusées par une certaine presse, les arrestations et  les expulsions auxquelles a procédé le MNLA à Kidal sont loin d’êtres liées à une quelconque appartenance communautaire. Des mouvements inhabituels de groupes de personnes arrivées par vagues successives à Kidal ont été observés par la brigade de gendarmerie du MNLA. Ces mouvements suspects ont fait l’objet d’un suivi minutieux et d’une enquête approfondie par la gendarmerie du MNLA.

Les investigations menées ont effectivement abouti à l'arrestation de plusieurs dizaines de personnes afin de répondre aux besoins de l'enquête. Sur les 180 personnes arrêtées initialement, seules 20 personnes sont restées aux arrêts et sont pour la plupart des agents, et pour certains des officiers, des services secrets maliens et autres services associés. Ces agents maliens seront maintenus aux arrêts et seront traités conformément au droit international régissant le droit des prisonniers de guerre. Les autres personnes arrêtées, n’étant pas azawadiennes et n’appartenant pas formellement aux services maliens, seront reconduites à la ligne de démarcation, au-delà de Douentza.

Le MNLA n’est en rien comparable à l’armée malienne qui procède ouvertement et massivement à la spoliation, aux viols, aux arrestations arbitraires et aux exécutions sommaires. Par conséquent,  et face aux manipulations et aux mensonges éhontés de la presse malienne qui tente de faire porter au MNLA les tares de sa propre armée, le MNLA reste serein et affirme une nouvelle fois qu’il est un mouvement multiethnique qui réservera toujours un traitement équitable et égalitaire à l’ensemble des citoyens de l’Azawad. Le MNLA qui n’a rien à cacher invite les ONG, la communauté et la presse internationale à se rendre partout où le MNLA exerce le contrôle du territoire azawadien et met au défit l’armée malienne d’en faire autant.

 

II) - Implication de l'armée malienne dans les réseaux terroristes et manipulations conjointes de l’information

Dimanche, une colonne de l'armée malienne s'est rendue à Almoustarat  dans le fief des narcoterroristes du Mujao. Nous avons formellement identifié des officiers maliens au chevet des membres du Mujao blessés au cours des combats contre le MNLA à Anefis. Les terroristes blessés ont été filmés par le service communication de l'armée malienne et ont été présentés au journal télévisé du Mali comme étant de paisibles citoyens, prétendument victimes des exactions du MNLA. Le MNLA invite la communauté internationale à mener une enquête indépendante qui ne manquera pas de livrer l’identité réelle des terroristes ; exactement les mêmes que ceux pour lesquels l'opération Serval avait pu examiner le matériel saisi à l’ennemi au cours des combats d’Anefis, notamment les ceintures explosives, mines anti-personnelles, affiches et enregistrements.

Par ces honteuses manipulations médiatiques mettant en scène des terroristes avérés du Mujao, l'armée malienne et son Etat corrompu par le narcotrafic, apportent la flagrante démonstration de leur convergence d’intérêts à lutter contre l’Azawad et le MNLA, ainsi que leur total engagement aux cotés des terroristes du MUJAO avec lesquels ils cohabitent parfaitement, contrairement aux civils azawadiens qui sont régulièrement, et mortellement, ciblés par les soldats maliens. Au moment ou l'Etat Major militaire du MNLA livre une lutte sans merci contre les djihadistes aux cotés des forces Tchadiennes et Françaises, le Mali soigne, défend et rend des visites de coopération aux forces obscurantistes du MUJAO. De ce fait, le MNLA demande une enquête internationale sur les liens existants entre le trafic narcoterroriste et le régime malien. Il est impossible de combattre efficacement le terrorisme et le narcotrafic quand ces derniers bénéficient de la complaisance et, si nécessaire, du soutien actif de Koulouba en cas de difficulté à anéantir l’ennemi commun : l’Azawad et le MNLA.

 

Ouagadougou, le 3 juin  2013

 

Pour le MNLA/CTEA

Mossa Ag Attaher

Porte parole du MNLA

Chargé de communication du CTEA

   

Le MNLA condamne l'attaque terroriste contre un soldat français

Mouvement National de Libération de l’Azawad

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MNLA

Unité – Liberté - Justice

 

Le MNLA condamne l'attaque terroriste contre un soldat français

 

Le MNLA condamne avec la plus grande vigueur l’attaque terroriste qui a ciblé et  blessé un soldat français de l’opération Serval. L’attaque qui a eu lieu à moins de cent mètres d’un campement français a été l’œuvre d’un snipper. Cette une méthode beaucoup moins visible que les attentats-suicide et n’avait jusque-là encore jamais été utilisée par les terroristes.

Le MNLA régulièrement ciblé par les groupes djihadistes dans certaines zones de l’Azawad, telles qu’In Khalil et Anefis, a eu à subir, à Kidal même, trois attentats-suicides. Dès lors, un dispositif de sécurité préventif a été mis en place en amont des points d'entrée pour empêcher l’infiltration terroriste avec des véhicules piégés. La méthode ayant considérablement réduit les moyens d’infiltration, les terroristes ont cette fois-ci opté pour la moins visible des stratégies terroristes: les snipper.

L’étau qui se resserre autour des groupes djihadistes, traqués par l’opération serval, les  soldats tchadiens et le MNLA, a réduit les moyens d’actions des terroristes et les pousse à user des snippers. Le MNLA, qui rappelle son total engagement dans la lutte contre le terrorisme et le narcotrafic sur l’ensemble du territoire de l’Azawad, considère que pour être pleinement efficace contre le terrorisme, il y a nécessité absolue à le combattre sous toutes ses formes de manière à couper court à toute tentative de redéploiement des terroristes sous n’importe quelle forme possible.

 

Ouagadougou, le 1 juin  2013

 

Pour le MNLA/CTEA

Mossa Ag Attaher

Porte parole du MNLA

Chargé de communication du CTEA

   

Communiqué du MNLA relatifs aux exactions et aux négociations

Mouvement National de Libération de l’Azawad

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MNLA

Unité – Liberté - Justice

 

 

Communiqué du MNLA relatif aux exactions et aux négociations

 

Par la voix de son secrétaire général, Bilal Ag Acherif, le MNLA avait déclaré, le 17 mai dernier, qu’il fera tout pour favoriser une sortie de crise compatible avec les intérêts des populations de l’Azawad et s'est déclaré prêt à étudier avec la communauté internationale les modalités de la tenue des élections présidentielles.

Par souci d'apaisement, le MNLA a accepté de sursoir à ses objectifs initiaux d'indépendance en reconnaissant l'intégrité territoriale du Mali et s'est engagé à entamer des négociations avec le Mali afin d'aboutir à la conclusion d'un accord-cadre qui permettrait de trouver une solution au grave problème qui oppose l'Azawad au Mali depuis plus de 50 ans.

Le MNLA rappelle que s'il a accepté de faire toutes ces concessions, c'est précisément dans le souci d'épargner la vie des azawadiens, de nouveau gravement menacée suite au redéploiement de l'armée malienne dans l'Azawad. Le MNLA rappelle que des centaines de personnes ont été violées, torturées et assassinées par l'armée malienne sans aucune conséquence, tant sur leurs auteurs que sur leurs commanditaires.

Au moment où les négociations se mettent laborieusement en place au Burkina Faso, le Mali persiste dans ses exactions contre les populations civiles azawadiennes. Plusieurs nouvelles victimes ont été formellement identifiées :

Tajoude ag Alkassim, arrêté à Tinhabou par l'armée malienne, a été  exécuté le 25 mai 2013 à  Douentza.

Mahomed Ahmedou Ag Mohamed Assaleh et Mohamed achekh Ag Jibrilla ont été exécutés par l'armée malienne à Gossi le 26 mai 2013

Ibrahim Ag Housseye, Hamada AG Mohamed, Ali Ag Aleini et  Baha Ag Aljoumat, 4 civils de la communauté des Kel Iliwatan, de Tinhabou (région de Mopti, cercle de Douentza) ont été arrêtés par l'armée malienne, le 28 Mai 2013 a Djolona, près de Mondoro  (frontière entre le Burkina Faso et le Mali). Ces 4 personnes, réfugiés au Burkina Faso, étaient retournées dans le Gourma à la recherche de leur animaux qu'ils avaient été obligé de laisser en raison du retour de l'armée malienne et des exactions qu'ils exercent sur les populations civiles de l'Azawad. Les conditions de leur arrestation ont été communiquées par une cinquième personne, un jeune touareg de teint noir. Il avait été également arrêté mais il a pu s'échapper au moment de leur transfert sur Douentza. Il raconte qu'ils ont d'abord été pris par une milice avant d'être remis à une patrouille de l'armée malienne. Il affirme qu'ils ont été sauvagement maltraités par les militaires maliens avant de prendre la direction de Douentza. C'est sur la route qu'il a pu s'échapper. Selon lui, les militaires maliens étaient divisés sur le sort qui devait leur être réservé. Ses concitoyens, touaregs de teint rouge, ligotés et bastonnés avec plus d'acharnement, étaient particulièrement maltraités par les militaires maliens.

Le 29 mai 2013, Almahdoud Ag Jibrilla, Mahamad Ag Almahmoud et Fatha ont été arrêtés à Hekia, à 25 Km de Gossi. Leur sort reste inconnu.

D'autre part, hier, le 29 mai en fin de journée, des sources sures et concordantes ont informé le MNLA que le milicien Alhaj Gamou, accompagné d'un important convoi de militaires maliens, était en réunion à Almoustarat, avec des membres du MUJAO, dans la perspective de faire front commun contre le MNLA ;  et la ville de Ber subit régulièrement les attaques des terroristes et des militaires maliens. La ville est vandalisée, des femmes sont violées et des habitants sont régulièrement torturés, tantôt par l'armée malienne, tantôt par les terroristes du MAA/MUJAO sous l'œil complice de l'armée malienne quand ils ne sont pas eux-mêmes à l’œuvre.

Le MNLA considère que cette situation dramatique pour les populations civiles azawadiennes n'est pas en mesure de favoriser un climat de confiance permettant de mener à bien des négociations déjà très difficiles. Le MNLA attend de la communauté internationale qu'elle exerce son autorité morale sur le Mali et fasse respecter les principes élémentaires des droits de l'homme dans l’Azawad.

Le MNLA rappelle que même s'il demeure conscient que la conclusion d’un accord-cadre entre le MNLA et le Mali est nécessaire à la recherche d'une solution acceptable pour la communauté internationale, cet accord ne peut en aucun cas faire fi de la politique d’épuration que mène l’armée malienne, et ce, en même temps que les autorités maliennes de transition prétendent mener les négociations.

Il doit être bien compris que les concessions faites par le MNLA ont des limites qui ne peuvent être dépassées. Quels que soient le prix et les enjeux, la vie et la sécurité des azawadiens ne peuvent faire l'objet d'aucune concession.

 

Ouagadougou, le 30 mai 2013

 

Pour le MNLA/CTEA

Mossa Ag Attaher

Porte parole du MNLA

Chargé de communication du CTEA

   

Communiqué du MNLA relatif aux combats d'Anefis et au HCUA

Mouvement National de Libération de l’Azawad

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MNLA

Unité – Liberté - Justice

 


Communiqué du MNLA relatif aux combats d'Anefis et au HCA

 

 

Combats d’Anefis :

Le MNLA revient sur les informations diffusées par une certaine presse sur les violents combats ayant opposé ses unités à des terroristes battants pavillons noirs des Djihadistes.

L’attaque terroriste a été  revendiquée par le MAA, un groupe qui prétend se revendiquer de la communauté arabe de l’Azawad, en réalité une communauté prise en otage par ce groupe dit « ethnique ».Par ailleurs, la même attaque a également été revendiquée par le MUJAO.

Afin de rétablir la réalité sur ces combats, le MNLA précise qu’il a mis hors d’état de nuire ce groupe terroriste sans avoir bénéficié d’aucune aide logistique ni au sol, ni aérienne de qui que ce soit.

Par ailleurs, à l’issue de ces combats, après avoir éliminé la totalité des assaillants terroristes, les unités du MNLA ont récupéré deux véhicules dans lesquels il a été  trouvé un matériel qui définit et caractérise les groupes terroristes, à savoir : des ceintures explosives, des mines anti-personnelles, des enregistrements planifiant l'attaque, des affiches et des drapeaux noirs à l’effigie des terroristes pratiquant le terrorisme international. Tout le matériel terroriste a été présenté au commandement militaire de Serval à Kidal.

De ce fait, si le MAA, dans le but de faire croire à des affrontements communautaires visant le MNLA, revendique effectivement ces attaques contre  les positions du MNLA à Anefis, cela signifie sans aucun doute possible, que le MAA est un groupe terroriste à partir du moment où il en arbore les symboles (Drapeaux noir des djihadistes) et en adopte les méthodes (ceintures explosives et mines anti-personnelles)

 

Haut Conseil pour l'Unité à l’Azawad (HCUA)

Le MNLA rappelle que le Haut conseil de l’Azawad est une initiative mise en place par certains notables de la région de Kidal et ne représente de ce fait qu’une structure locale indépendante qui s’est fixée comme objectifs de renforcer et d’accompagner l’union des azawadiens afin d’aboutir à la mise en place d’un cadre de concertation général des azawadiens.

Le MNLA, qui est un mouvement national dépassant le cadre local de Kidal, précise qu’il souscrit à cette initiative et a, à cet effet, mis à la disposition du HCUA des membres du MNLA pour réussir ensemble cette noble mission.

D’autre part, à  la suite des allégations faisant état d’un « désaccord avec le MNLA », hier à Kidal, l’Aménokal Intalla Ag Attaher a clairement renouvelé au  secrétaire général du MNLA,  Bila Ag Acherif, son adhésion aux nobles objectifs du MNLA et à son idéal de liberté pour l’Azawad. Le secrétaire général du MNLA a par ailleurs invité l’Aménokal Intalla Ag Attaher à s'investir davantage pour l'unité de tous les azawadiens, condition sine qua non  pour l’aboutissement à une paix juste et définitive dans l'Azawad.

Enfin, le MNLA précise que s’il adhère effectivement et participe pleinement à la réalisation des objectifs du HCUA, qui visent à mettre en place un congrès général des azawadiens dans le but d’accompagner et de renforcer la cohésion sociale de l’Azawad, le MNLA ne saurait en aucun cas se dissoudre dans une organisation locale qui vise les mêmes objectifs de rassemblement et de cohésion sociale.

 

Kidal, le 21 mai 2013

 

Pour le MNLA/CTEA

Mossa Ag Attaher

Porte parole du MNLA

Chargé de communication du CTEA

   

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